

L'angélique, et ses ombelles blanches, moussues, couleur de la menthe et de l'anis,
projète au fond du jardin un grand flou vert, dressé à plus de 2 m de hauteur, comme
une silhouette dirait-on, un corps translucide, peut-être le
fantôme du printemps.
Je sais bien que c'est une erreur.
Mais quand la rhubarbe lance ses gros pochons blancs, vers le ciel,
qui s'écartent et laissent épanouir ces
curieuses fleurs verdâtres, lie-de-vin,
je n'ai pas envie de les couper.
